José Breton en a assez des mannequins squelettiques
Duchesses rondelettes recherchées

journal Le Soleil du 12 décembre 1993, p. A3

José Breton en a assez de feuilleter des revues féminines farcies de mannequins à peu près squelettiques.
José Breton pose fièrement avec son magazine et son matériel informatique qu'il dit avoir payé 6000$

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Le texte de l'article de journal

QUÉBEC José Breton en a assez de feuilleter des revues féminines farcies de mannequins à peu près squelettiques. Cet assisté de 32 ans a décidé d'associer son tout nouveau magazine, qui met en vedette des femmes rondelettes, à un concours de duchesses mesurant moins de 1,60 mètre et pesant plus de 58 kilogrammes.

par LOUISE LEDUC LE SOLEIL

Faute de concours de beauté du genre Miss America à dénoncer, M. Breton s'attaque à l'institution par excellence à Québec: le Carnaval. Par l'entremise de petites annonces, il invite sept demoiselles à se présenter à son concours parallèle, qui élira des duchesses aux mensurations peu conventionnelles.

À ce jour, seules deux ou trois femmes se sont montrées intéressées. Loin de se décourager, M. Breton promet de relancer l'idée en janvier, moment qu'il a retenu pour la présentation du concours dans un bar. « Mon but est de faire réfléchir les gens. Pourquoi les organisateurs choisissent-ils toujours des duchesses au même profil?» se demande-t-il.

Alors qu'à peu près tout le monde est obsédé par le culte de la minceur, cet original ne jure que par l'obésité et consacre toutes ses énergies à la rédaction de sa revue dont il est le seul rédacteur et concepteur. En une du premier numéro de T'elle Qu'elle paru en septembre.

« La revue de la femme qui se sent bien dans sa peau », M. Breton lance une invitation étonnante à ses lectrices: « Mettez votre ventre en évidence ». Plus loin, il propose des recettes pour le moins engraissantes dans lesquelles le chocolat est roi.

Pour le reste, T'elle Qu'elle, tiré à 500 exemplaires, vante le pouvoir sexuel des tissus adipeux et les associe au rôle de mère. Les publicités du premier numéro réfèrent toutes à un même numéro de téléphone, celui de M. Breton. Elles proposent des collections de vêtements qui « mettent en évidence les rondeurs féminines », des cours de « réintégration corporelle », des statuettes fétiches de la Vénus de Willendorf, des services d'un présumé centre d'adipeusition et la vente de t-shirts sur lesquels est inscrit : « Je suis femme, je suis ronde, je suis belle T'elle Qu'elle ».

Une blague tout ça ? Un outil de provocation et de protestation qui durera le temps des roses? « Pas du tout. C'est du sérieux, mon affaire! » jure celui qui prépare le prochain numéro.

Même si seulement 15 exemplaires ont été vendus, le magazine a été retiré des tablettes et sera remplacé par le second numéro qui paraîtra en début d'année. Peut-être arrivera-t-il à consoler les lecteurs qui auront abusé des plaisirs de la table pendant le temps des Fêtes...

un reportage au Grand Journal de TQS, diffusé vers 17h25

avec Gilles Proux à son émission de radio à CKAC sur l'heure du midi. en décembre 1993

La version PDF de la:
première édition de ma revue T'elle Qu'elle publié, en 1993
-La deuxième édition de ma revue T'elle Qu'elle publié en hiver 1994
-La troisième édition de ma revue T'elle Qu'elle publié, en été 1994
-La quatrième édition de ma revue T'elle Qu'elle publié, en été 1995

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