Mieux vaut être enrobé mais sportif que svelte et sédentaire
Journal de Québec, mardi 15 mai 2007 page 37

Sujet: Le modération à bien meilleure goût 

On peut y lire:

Être mince ne dispense ni de surveiller son alimentation ni de pratiquer un exercice physique régulier. Une étude américaine fait apparaître que la graisse, lorsqu’elle est située autour des organes vitaux, peut être un facteur de risque de diabète et de maladies cardio-vasculaires au même titre que la graisse apparente. L’étude ajoute qu’il est même préférable pour la santé d’être un "gros" qui bouge et mange correctement qu’un "mince" qui néglige l’hygiène de vie.

Depuis 2004, le Docteur Jimmy Bell, professeur d’imagerie moléculaire à l’Imperial College de Londres, et son équipe ont réalisé près de 800 scanners par résonance magnétique nucléaire pour créer des "cartes du gras" montrant les lieux de stockage de la graisse. Selon leurs résultats, les personnes qui maintiennent leur poids sans faire d’exercice sont celles qui présentent le plus de dépôts de graisse interne, même si elles sont par ailleurs plus minces. "Le concept même de surpoids a besoin d’être redéfini", relève Bell, dont les recherches sont financées par le Medical Research Council britannique.

Sans un signal d’alarme clair, comme un pneu graisseux autour de la taille, les gens les plus minces pourraient, à tort, se croire en bonne santé, s’inquiètent les médecins. "Le seul fait d’être mince n’immunise personne contre le diabète ou tout autre facteur de risque cardio-vasculaire", souligne le Docteur Louis Teichholz, chef du centre cardiologique médical de l’Université de Hackensack (New Jersey) et extérieur à l’étude.

Parmi les femmes ayant été "scannées" par Bell et ses collègues, 45 % de celles qui avaient un indice de masse corporelle normal (20 à 25) avaient en fait des taux de graisse interne trop importants. Parmi les hommes, le pourcentage était de près de 60 %. Un signe qui se retrouve même chez des mannequins professionnels. "Plus les gens sont minces, plus la surprise est grande", constate le Docteur Bell.

S’il ne savent pas encore avec précision quel danger représente la graisse interne, certains médecins pensent qu’elle contribue au risque de maladie cardio-vasculaire et de diabète. Selon eux, cette graisse interrompt les système de communication. Celle qui entoure les organes vitaux enverrait à l’organisme des signaux chimiques erronés pour qu’il stocke la graisse à l’intérieur des organes, du foie ou du pancréas notamment. Un phénomène qui pourrait à terme conduire à une insulinorésistance, un diabète de type 2 ou encore à une maladie cardio-vasculaire.

Les experts savent depuis longtemps que les sujets trop gros mais très actifs peuvent être en bien meilleure santé que les gens minces mais sédentaires. Les Sumo, par exemple, ont probablement un meilleur profil métabolique que certains de leurs spectateurs, pourtant beaucoup plus minces, note Bell.

Une bonne nouvelle toutefois : cette graisse est facile à brûler. Pour cela, il suffit de faire du sport et d’améliorer son alimentation. "Même si vous ne le voyez pas sur la balance, le régime et le sport agissent sur la graisse viscérale", souligne le Docteur Bob Ross, expert de l’obésité à l’université Queen, au Canada.

Mon commentaire

Cette recherche nous permet de se forger un argument solide pour amener les femmes à apprécier leurs rondeurs. Cette recherche contribue aussi à discréditer les intégristes anti-obésité. Puis, cette recherche confirme une autre recherche qui est arrivée à cette même conclusion.

Les intégristes anti-obésité/malbouffe n'ont pas pour but d'étaler simplement les faits, de tenir compte de toutes les possibilités pour expliquer les choses, d'interpréter les choses en tenant compte de leurs préjugés. En d'autres mots, être honnête scientifiquement, cela ne fait pas parti de leur méthode de travail. 

Il est plus réaliste de concevoir qu'être en santé n'est pas une question de poids corporel. En effet, si cela n’était pas le cas, la nature aurait fait une injustice magistrale. Comme, la nature a voulu qu'il y ait des gens petits, moyens et gros. Il va de soi, que nous sommes tous relativement égaux face à la maladie, peu importe, notre type morphologique

En s'attaquant à l'embonpoint et à l'obésité, comme étant la source de tous les maux, les intégristes anti-obésité s'attaquent personnellement aux gros. Ils les stigmatisent. Ainsi, les gens ont tendance à conclure que les gros sont des malades ambulants. Les gros sont les lépreux d'aujourd'hui. Les conséquences pour la santé, d'avoir de mauvaises habitudes de vie, sont les mêmes peu importe le type morphologique des gens. 

Être corpulent, n'est pas la conséquence de mauvaises habitudes vie. Car, être corpulent constitue une caractéristique individuelle. Faire des efforts pour essayer de ne plus être corpulent, c'est n'est pas une bonne habitude de vie à prendre. Si tout le monde sans exception suivait à la lettre les saines habitudes de vie, il y aurait toujours des gens petits, moyens et gros. 

Par conséquent, la lutte anti-obésité n'amènera à rien. Le but de réduire le pourcentage d'obèses sera impossible à atteindre. Car, nous ne pouvons pas aller contre la nature. 

Pour les intégristes anti-obésité, il faut tous et toutes devenir mince et athlétique, seuls les gens de petite stature peuvent être en santé. La santé égale minceur. La minceur ou point de salut. Cette position s'explique par le fait qu'ils sont financés par l'industrie de l'amaigrissement. 

Pour inciter les femmes à dépenser de l'argent pour une méthode d'amaigrissement, il faut laisser croire aux femmes que l'apparence physique est une question de santé. Le seul moyen pour être en santé, c'est de devenir mince et sexé. Cela ne serait pas payant de les laisser penser qu'elles peuvent être rondes et en santé.

Une femme délicate qui fait des efforts pour ne pas engraisser, risque fort pour sa santé. Comme pour la femme un pourcentage adipeux élevé est essentiel pour se maintenir sa santé. Le corps doit s'adapter à la restriction alimentaire en faisant des réserves autour des organes internes au lieu de le faire autour des hanches. La minceur n'est vraiment pas un gage de santé. Une autre recherche disait que les femmes ayant de hanches bien dodues sont en meilleure santé. Alors : c'est à vous de prendre la bonne décision santé d'apprenant à apprécier vos rondeurs.

Informations supplémentaires

L'histoire:

Mieux vaut être enrobé mais sportif que svelte et sédentaire, selon une étude

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