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Journal de Québec Lundi, 20 avril 2026 page 5
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Sujet: Pourquoi la chirurgie bariatrique demeure toujours assurée par la RAMQ On peut y lire: Québec refuse de rembourser le populaire médicament Wegovy pour la perte de poids, craignant que les lourds effets secondaires ne découragent trop de patients et n'engorgent les urgences. Évoquant des bienfaits incertains et des inquiétudes quant aux effets secondaires, l'Institut national d'excellence en santé et en services sociaux (INESSS) a fermé la porte à une couverture du médicament Wegovy au sein du régime public d'assurance médicaments. Cet organisme est chargé d'évaluer les nouveaux traitements disponibles et d'émettre des recommandations au ministre de la Santé. Le médicament Wegovy se vend en stylo, avec des doses injectables. Il contient la même molécule que l'Ozemplic, le sémaglutide, mais il se prescrit pour la perte de poids. « Si le médicament était moins cher, probablement qu'il aurait été autorisé », se désole l'endocrinologue André Carpentier. Selon lui, les effets du Wegovy sont loin d'être modestes et il demande à Québec de revoir son approche dans sa lutte contre l'obésité. « Où est-ce qu'on est mieux d'investir notre argent quand on veut faire de la prévention efficace ? » demande-t-il. Aux Olympiques Le médicament Wegovy est un coupe-faim commercialisé pour la perte de poids. Sa molécule active, le sémaglutide, est exactement la même que celle du bien connu Ozempic, conçu pour le diabète de type 2. Il fait aussi l'objet d'une immense campagne publicitaire, comme ce fut le cas lors de la diffusion des derniers Jeux olympiques. L'ajout du Wegovy au régime public l'aurait rendu gratuit pour les Québécois assurés par la RAMQ. Cette décision aurait probablement facilité le remboursement du médicament par les assureurs privés. Dans sa décision, l'INESSS craint que le Wegovy ne serve pas à promouvoir de saines habitudes de vie, mais plutôt à les remplacer. L'Institut s'inquiète aussi que les effets secondaires gastro-intestinaux, comme les diarrhées, n'entraînent « une utilisation accrue des services de santé ». Les membres de cet organisme concluent que la « valeur thérapeutique [du médicament] n'est pas démontrée ». Le Journal rapportait l'an dernier que Santé Canada avait reçu plus de 12 000 signalements d'effets secondaires indésirables pour les médicaments contenant du sémaglutide. Près d'un milliard $ Les coûts élevés, d'environ 500 $ par mois par patient, ne sont pas soulevés par l'INESSS. Mais dans un autre refus, cette fois pour couvrir le Wegovy en prévention cardiovasculaire, l'organisme calculait qu'il coûterait 996 millions $ sur cinq ans à la RAMQ. Depuis des années, des médecins plaident pour que l'obésité soit reconnue comme une maladie chronique et que ses traitements soient couverts. « Changer les habitudes de vie, c'est la base. Personne ne va dire "donnons juste des pilules pour régler le problème de l'obésité". Mais c'est souvent le point de départ pour [amorcer] une perte de poids », explique le chirurgien bariatrique à l'Hôpital Pierre-Boucher, François Chagnon. Il déplore que l'INESSS ne tienne pas compte des multiples avantages liés à la perte de poids, tels que la baisse du cholestérol ou la réduction des douleurs aux genoux, par exemple. Le Dr André Carpentier est endocrinologue au Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke. Photo tirée du www.usherbrooke.ca Photo tirée du www.usherbrooke.ca L'endocrinologue André Carpentier soutient quant à lui qu'il est possible d'atténuer les effets secondaires, en réduisant les doses ou en modifiant l'alimentation. Pour les deux médecins, l'arrivée de versions génériques du médicament dès l'automne pourrait changer la donne. Le Wegovy l'a conduit à l'urgence Même si les effets secondaires du Wegovy l'ont déjà menée à l'urgence, une femme qui le prend depuis plus d'un an estime que le médicament devrait être remboursé par Québec. Elle croit que plus de Québécois pourraient bénéficier des bienfaits d'une perte de poids, si le médicament devenait couvert. Elle reconnaît néanmoins que les effets secondaires ont été difficiles. Si elle estime que le médicament lui a permis d'améliorer sa vie, elle plaide que son traitement doit s'accompagner d'un suivi rigoureux. « J'avais des vomissements, je ne pouvais rien garder à l'intérieur. Des crampes, comme si un couteau me rentrait dans le ventre », raconte Béatrice Brun. « Ça prend un suivi avec cette médication-là », ajoute-t-elle, soulignant que son médecin de famille augmentait sa dose de façon systématique, alors qu'elle ne s'alimentait plus. C'était il y a un peu plus d'un an et la Montréalaise de 46 ans a pourtant continué de prendre le médicament. Aujourd'hui, elle ne ressent plus ces effets secondaires dans son système digestif. « Ce n'est pas un parcours facile », dit-elle. De la discipline Mme Brun explique avoir réussi en changeant son mode de vie : une alimentation saine à des heures régulières et plus d'exercice physique. Le médicament avait tellement éteint la « voix de la faim », qui l'assaillait depuis des décennies, qu'elle oubliait de manger. « Si on n'a pas de discipline, c'est là qu'on a des problèmes », dit-elle. « L'urgentologue m'avait dit "arrête le médicament", mais c'était le manque de suivi qui était problématique. » Béatrice Brun a déjà pesé plus de 430 livres. Elle a subi une chirurgie bariatrique et, depuis plus d'un an, le Wegovy lui a permis de continuer de perdre du poids. Elle n'a plus l'impression de se battre contre son propre corps comme avant. Mon commentaire Si : Québec refuse de rembourser le populaire médicament Wegovy pour la perte de poids, craignant que les lourds effets secondaires Pourquoi la chirurgie bariatrique demeure toujours assurée par la RAMQ malgré qu'elle cause, dans tous les cas, des complications qui ont un coût pour le système de santé du Québec. Ici, nous ne sommes pas au même niveau de gravité de complications : la prise d'un médicament versus une opération lourde et invasive. Avec un médicament, s'il cause des effets indésirables, on arrête de le prendre. Tandis qu'avec cette opération, c'est irréversible. De toute évidence, se faire sectionner un organe ne peut qu'avoir des conséquences graves sur la santé des personnes. D'ailleurs, sectionner un organe sain constitue un enjeu d'éthique médicale. Avec la chirurgie bariatrique, ce sont majoritairement les femmes qui désirent se faire mutiler leur estomac pour une question esthétique. De même, ce sont les femmes qui sont la clientèle cible pour les médicaments pour la perte de poids. Le GLP 1 est un médicament de style de vie comme le viagra l'est. La chirurgie bariatrique est aussi une opération de style de vie pour répondre au besoin des femmes qui se sentent mal dans leur peau. La chirurgie bariatrique demeure une opération expérimentale, car on ne connaît pas encore les effets réels à long terme. Pour toutes ces raisons, l'État avec la RAMQ doit arrêter de payer pour la chirurgie bariatrique. Les journalistes qui traitent des médicaments de perte de poids doivent mentionner qu'ils intéressent plus les femmes. Cela constitue un enjeu féministe. Commentaire écrit par José Breton Comparaison des complications:
Informations supplémentaires L'histoire: Is weight-loss surgery ethical? Tout sur la chirurgie bariatrique Le body-positive est-il mort ? - Québec sous pression pour rembourser les médicaments amaigrissants Ces médicaments connus pour la perte de poids présentent des effets secondaires graves L'Ozempic responsable d'une baisse de performance sexuelle chez les hommes ? Québec sous pression pour rembourser les médicaments amaigrissants Le PLQ réclame le remboursement de médicaments contre l'obésité L'obésité devrait être traitée comme une maladie chronique Perdre du poids grâce aux médicaments : la reprise des kilos s'accélère dès l'arrêt en un an Faut-il rembourser l'Ozempic pour la perte de poids? Ozempic, Mounjaro, Wegovy : des cas d'alopécie et de pensées suicidaires analysés Ozempic pour maigrir : le remboursement par la RAMQ réclamé
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