Vers un tsunami de cancers liés à l'obésité
Le Journal de Québec Lundi 29 août 2022 p.34

Au cours de la dernière décennie, la plus forte augmentation de la mortalité liée au cancer a été attribuable à l'obésité et à ses conséquences métaboliques.

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Sujet:De l'intimidation pure et simple

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Au cours de la dernière décennie, la plus forte augmentation de la mortalité liée au cancer a été attribuable à l'obésité et à ses conséquences métaboliques. Avec la forte hausse du nombre de jeunes adultes en surpoids, il est à craindre que le pire reste à venir et que nous devrons faire face à une importante vague de cancers dans les prochaines années.

Le cancer est au sens strict du terme une maladie génétique dans la mesure où ce sont des gènes défectueux qui sont responsables de son apparition et de sa progression.

Dans la majorité des cas, cependant, ces gènes défectueux ne sont pas transmis par l'hérédité, mais apparaissent plutôt en réponse à différents facteurs du mode de vie qui facilitent leur expression. Des agresseurs toxiques comme le tabac, l'excès d'alcool, les rayons UV, bien entendu, mais aussi d'autres facteurs, comme le surpoids et la sédentarité.

Contrôler l'exposition à ces facteurs de risque représente donc un prérequis essentiel pour prévenir le cancer et réduire autant que possible son impact négatif sur notre société.

Tabac versus surpoids

Une grande étude récemment publiée dans la prestigieuse revue Lancet est une bonne illustration de l'énorme contribution de ces différents facteurs liés au mode de vie sur le risque de cancer(1).

Globalement, en 2019, l'analyse montre que l'ensemble des facteurs de risque modifiables ont été responsables de 4,5 millions de décès causés par le cancer (une hausse de 20 % depuis 2010), ce qui représente près de la moitié de la mortalité liée à cette maladie à l'échelle mondiale. Les pays riches sont frappés de façon disproportionnée par le cancer, avec environ 25 % des décès totaux liés à cette maladie même s'ils ne représentent globalement que 13 % de la population mondiale.

Le tabac demeure le principal facteur de risque de cancer, étant responsable à lui seul d'environ 2,5 millions de décès liés à la maladie. La bonne nouvelle est que ce nombre de décès est quant à lui en baisse, avec une diminution de 10 %. La forte baisse du nombre de fumeurs qui s'est produite au cours des dernières décennies porte donc ses fruits et on peut prévoir qu'avec la diminution constante du tabagisme, en particulier chez les jeunes, ces décès vont continuer à diminuer significativement au cours des prochaines années. Les cancers liés à la consommation excessive d'alcool, quatre fois moindre que ceux dus au tabac, sont eux aussi en baisse.

À l'opposé, la mauvaise nouvelle apportée par l'étude est la contribution de plus en plus grande de l'obésité (et des désordres métaboliques qui en découlent) à la mortalité liée au cancer.

En pratique, au cours de la décennie 2010-2019, le surpoids a représenté le facteur de risque responsable de la plus forte hausse de la mortalité causée par le cancer, avec une hausse de 35 % des décès qui sont attribuables à l'obésité. Malheureusement, cette trajectoire va dans le sens opposé à celle du tabac, car le nombre de personnes en surpoids continue d'augmenter. Les progrès réalisés par la lutte du tabac sont donc, dans une certaine mesure, en voie d'être contrecarrés par cette hausse de l'incidence de l'obésité.

Explosion d'obésité

Il faut voir ces résultats dans le contexte d'une étude parue l'automne dernier qui montrait que la proportion de jeunes adultes américains obèses avait littéralement explosé au cours des dernières décennies(2). Dans cette étude, les chercheurs avaient tout d'abord montré que l'indice de masse corporelle (IMC) moyen des jeunes âgés de 18 à 25 ans était passé de 23,1 en 1976 à 27,7 en 2018. C'est une augmentation importante, mais c'est encore davantage le nombre de personnes devenues obèses au cours de cette période qui frappe, passant de 6,2 % en 1976 à 32,7 % en 2018.

En 40 ans à peine, l'obésité a donc quintuplé dans ce groupe d'âge, ce qui est vraiment inquiétant, étant donné que ces personnes sont encore jeunes et seront donc exposées pendant de nombreuses années aux perturbations métaboliques provoquées par l'excès de masse adipeuse.

Le risque de cancer dans les années qui suivent sera donc forcément plus élevé chez cette population (sans oublier les autres maladies qui sont associées à l'obésité), ce qui risque de créer une énorme vague de cancers attribuables au surpoids au cours des prochaines décennies.

(1) GBD 2019 Cancer Risk Factors Collaborators. The global burden of cancer attributable to risk factors, 2010-19: a systematic analysis for the Global Burden of Disease Study 2019. Lancet 2022; 400: 563-591.

(2) Ellison-Barnes A et coll. Trends in obesity prevalence among adults aged 18 through 25 years, 1976-2018. JAMA 2021; 326: 2073-2074.

Mon commentaire

L'acharnement de Richard Béliveau contre l'obésité en devient de l'intimidation. Son choix d'utiliser le terme « tsunami » démontre qu'il est extrémiste et biaisé.

Richard Béliveau ne fait ni de l'information, ni de la vulgarisation scientifique, ni la propagande. Il exprime sa haine contre les gros.

Le lien entre le cancer et l'obésité n'est pas basé sur des statistiques de cause à effet, mais sur des corrélations. D'ailleurs, les siennes sont influencées par ses préjugés grossophobes.

Associer l'obésité au cancer, ce n'est pas nouveau. Dire qu'il y a de plus en plus d'obèses, ce n'est pas nouveau. Dire que les cas de cancer vont augmenter à cause de l'épidémie d'obésité, ce n'est pas nouveau non plus.

La corrélation est facile à faire. Ainsi, les cas de cancer augmenteraient proportionnellement à la prétendue augmentation du nombre d'obèses. Mais c'est un lien indémontrable car il est difficile d'isoler le poids corporel des autres facteurs de risque pour le cancer.

Comparer le tabac à l'obésité, ce n'est pas nouveau, et c'est fallacieux.

Utilisé le mot « tsunami », c'est biaiser la réalité dans le but de terroriser le bon peuple.

Alors, à quoi sert d'utiliser régulièrement, depuis plusieurs années, une page du journal de Montréal et de Québec pour répéter toujours le même message anti-gros ? Cela doit flatter son ego ou, en d'autres mots, cela lui procure un sentiment de contribuer à sauver l'humanité du pire des fléaux, selon lui.

Dans les faits cela ne sert à rien. En effet, il est ridicule de penser que plus on parle des prétendus dangers de l'obésité, plus les gens maigrissent et le nombre d'obèses diminue.

Le contrecoup à terroriser la population est d'ostraciser les gros, et à nourrir les préjugés grossophobes dans la société.

Conclusion:

Richard Béliveau est insensible aux vécus des grosses personnes. Son acharnement contre de l'obésité, constitue de la méchanceté pure et simple. Il n'a aucune bonne volonté. Il n'est pas bienveillant.

Par conséquent, il faut que Québecor se dissocie de lui. Il ne faut plus jamais le voir et l'entendre avec ses opinions, à leur service de nouvelles télévisées et dans leurs journaux.

On peut dire que Québecor a une politique éditoriale grossophobe

Au cours de la dernière décennie, la plus forte augmentation de la mortalité liée au cancer a été attribuable à l'obésité et à ses conséquences métaboliques.

Complément d'informations:

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