- de folichonnerie, dans le sens que...ce que je veux dire, c'est que c'est...On comprend, on a compris à la maison, on comprend ce que je voulais dire.
- Mais dans le sens que c'est le quotidien, c'est la banalité, c'est montrer des corps normaux dans un contexte de vie normal.
- Puis c'est ça que je trouve formidable.
- Les gens peuvent s'identifier à ce couple-là, à ces corps-là.
- Puis chaque scène de nudité aussi, ça sert pas à rien parce qu'ils apprennent des affaires sur eux-mêmes.
- On les voit se dépatouiller dans les maladresses, dans les remises en question, dans tout ça.
ici radio-canada
On écoute:
Verbatin
- Moi, qui dit sexualisé dit exposition des corps bon moi j'ai trouvé l'exposition des corps était particulièrement provocante et intéressante parce qu'il y a quelque chose de banal, il n'y a aucune volonté d'esthétiser.
- Personne de cute là.
- Oui, c'est ça, exactement.
- Puis vous, vous avez un autre regard, Alex.
- En tout cas, un regard intéressant sur la façon dont les corps sont traités.
- Moi, je trouve qu'Éric en a déjà très bien parlé.
- Le corps masculin, gros, est représenté à l'écran.
- Il n'est pas tourné en dérision, il n'est pas tourné en...
- Il n'y a pas de de scène d'humiliation.
- Il a droit aussi à un rapport complexe avec son corps.
- Il a le droit d'avoir une pauvre estime de lui-même, mais en même temps d'aller chercher aussi son plaisir.
- Par contre, je trouve que c'est là aussi où le regard masculin, comme de...
- Éric est un homme, qu'est-ce que vous voulez
- Oui, mais on est deux gars qui l'ont écrit, exactement.
- C'est ça, pis c'est correct.
- Je pense que moi, j'appelle ça le principe du dessin animé.
- Les gars, dans un film ou dans n'importe quelle production culturelle, ont le droit d'avoir l'air d'une multitude de choses.
- Le corps gros masculin, il est quand même sous-représenté, mais il a quand même le droit d'exister à l'écran et d'être complexe
- Dans le film, malheureusement, il n'y a pas cette diversité-là chez les femmes ou les personnes non-binaires.
- Ça, j'ai trouvé, OKé, les gars ont le droit d'être gros et d'avoir une sexualité, mais ils ne seront jamais intéressés par des femmes grosses. Jamais
- Les femmes sont belles, on peut se permettre de le dire là.
- Ben moi, je n'aime pas ça équivaloir la beauté contre la grosseur.
- Elles ont des corps qui correspondent au norme, de beauté, disons-le comme ça.
- Qu'est-ce que vous avez à répondre à ça?
- Écoutez! Ben!
- Parce que c'est vrai qu'en tant que femme, j'ai remarqué ça moi aussi, et je remarque souvent ça dans le cinéma.
- Les gars ont 58 ans, ils ont une blonde de 22, puis c'est même pas une histoire, c'est même pas dit.
- Mais c'est vrai quand même que les femmes à l'écran, les femmes vieillir devant la caméra est beaucoup plus difficile.
- Tu vois des Matt Diamond avec des bedons, puis envoye-donc, Pis e Toutes les femmes d'Hollywood sont toutes
- remontées
- tirées jusqu'à là.
- Moi je voudrais jamais attaquer le corps des femmes qu'on voit, je trouve juste que peut-être que ça aurait été intéressant d'avoir cette même diversité-là parce qu'on la défend aussi pour les hommes dans le film.
- Oui, c'est un hommage au film de fesses, mais c'est surtout comme le pendant masculin de Deux femmes en or, je trouve, de Catherine Léger et Chloé Robichaud.
- Il y a plus de rappel de ça que de la version très mauvaise de Cale Fournier à l'époque.
- C'est tout ce qu'on aurait peut-être espéré.
- que «Deux femmes en or» soit peut-être pour certains.
- Pour moi c'est un film qui est plus intéressant, qui va plus loin dans ses réflexions justement sur le couple.
- «Deux femmes en or» parlait plus de la solitude.
- Dans ce sens-là, c'était très réussi aussi.
- Oui, mais c'était aussi deux femmes qui étaient frustrées dans leur sexualité.
- C'est aussi un homme qui est frustré dans sa sexualité.
- Qui se sent incomplet et la pièce manquante, c'est la sexualité.
C'est qui qui décide de subventionner un film ou pas au Québec. Les films « Deux femmes en or » et « Folichonnerie » n'auraient pas dû recevoir de subventions. Car, ils soulèvent des problèmes d'éthique et sont pleins de contradictions.
Et avec l'autre film, un homme réalisateur qui a essayé de normaliser/banaliser ses fantasmes pornographiques. Il a voulu nous démontrer que ce que l'on voit dans la pornographie correspond à la réalité. Une vision pornographique des relations amoureuses.
On est passé d'un extrême à un autre, d'un côté on parle de sexe sans en montrer, et de l'autre on ne fait qu'en parler en le montrant de manière crue, sans subtilité.
Dans « Deux femmes en or », l'émancipation pour la femme serait d'avoir des relations avec un homme sans que celui-ci sexualise son corps. Une sexualité qui se vit qu'au niveau intellectuel.
Dans folichonnerie, l'émancipation pour un homme serait d'avoir des relations sexuelle en excluant le côté affectif et sentimental. Une sexualité qui se vit comme un loisir.
Le point commun entre ces deux films est l'absence de la diversité corporelle féminine.
Nous sommes dans l'ère du body positive. C'est la nouveauté des dernières années. Réaliser un film dont le sujet est la sexualité sans tenir compte de ce mouvement, c'est un manque d'ouverture d'esprit.
L'histoire du féminisme radical lesbien et celle des clubs échangistes sont des histoires passées date.
Un scénario à jour aurait été de rire de la masculinité toxique, des machos et de l'homme alpha. C'est de ce genre d'hommes d'où provient l'idée des échanges de couple, de l'idéalisation de la minceur féminine et de la pornographie (la sexualité sert seulement à se vider les couilles).
La pornographie de haute classe (de prestige) est fait avec des femmes minces d'allure ado. Ce choix esthétique est le même dans le milieu artistique québécois.
Si je pouvais réaliser ce projet de film un jour, il ferait scandale. Un film dont le rôle principal de séductrice et les rôles secondaires seraient joués par des femmes ayant des rondeurs. Cela ferait évoluer les mentalités concernant les rondeurs féminines. Cela ferait avancer la cause du body positivité. Ce qui correspond à la mission de ma fondation Belles Rondeurs.
Avec mon scénario de film, je propose un autre modèle de relation hétérosexuelle. Les rondeurs féminines induisent un comportement affectueux chez l'homme. Les hommes qui apprécient les rondeurs féminines ont plus tendance à être respectueux et attentifs.
Ce film donnerait une image positive de l'hétérosexualité et de l'homme. C'est aussi un film de masculinité positivité.
En contrepartie, autant pour le film « Deux femmes en or » et « Folichonnerie » on donne une image négative des hommes hétérosexuels. Les hommes seraient tous des gros cochons addicts à la pornographie.
J'aimerais avoir de l'aide pour réaliser mon film.