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Les Français (et surtout les Françaises) n'ont jamais été aussi complexés par leur poids ![]()
Sujet:Imaginez au Québec On peut y lire: Plus de six femmes sur dix et près d'un homme sur cinq s'estiment aujourd'hui trop gros, selon une étude Ifop. Des chiffres en nette progression sur les 30 dernières années. En 2026, 61 % des Françaises interrogées avouent se trouver « trop grosses », alors qu'elles n'étaient que 41 % en 2001 et 36 % en 1997 à partager ce sentiment. À l'ère des réseaux sociaux et de l'avènement des médicaments anti-obésité Ozempic, Wegovy et Mounjaro, les Françaises et les Français ont-ils enfin fait la paix avec leur corps ? Pas vraiment, si l'on en croit un sondage Ifop pour Darwin Nutrition mené auprès de 3 004 personnes. Dévoilé ce mercredi 24 juin, il montre au contraire que l'insatisfaction corporelle des Français n'a jamais été aussi élevée depuis cinquante ans. « Près de dix ans après #MeToo et l'essor d'une parole féministe sur le corps, et en plein moment "body positive", on aurait pu s'attendre à un apaisement du rapport des Français à leur poids. C'est l'inverse que révèle cette étude », analyse François Kraus, directeur du pôle Politique/Actualité à l'Ifop. Les chiffres du sondage illustrent bien cette prégnance de la culture de la minceur. Ainsi aujourd'hui, 61 % des Françaises interrogées avouent se trouver « trop grosses », alors qu'elles n'étaient que 41 % en 2001 et 36 % en 1997 à partager ce sentiment. Elles sont aussi deux fois plus nombreuses en 2026 (63 %) à être mécontentes de leur poids qu'il y a une trentaine d'années (37 % en 1998). Cette insatisfaction corporelle des femmes est d'autant plus inquiétante qu'elle débute très tôt : elle concerne 44 % des femmes de moins de 25 ans, et n'épargne pas celles qui n'ont pas une forte corpulence : 36 % des femmes ayant un IMC « normal » ont l'impression d'être trop grosses, comme 18 % des femmes « maigres ». Les hommes aussi ont des complexes L'étude montre que les hommes sont aussi gagnés par les complexes. Près d'un sur deux (48 %) se considère « trop gros », contre un sur trois (34 %) il y a 25 ans. Selon François Kraus, c'est bien le « signe que l'injonction esthétique n'est plus réservée aux femmes ». Mais, contrairement à ces dernières, c'est moins à l'adolescence que dans la fleur de l'âge que les complexes surviennent. Ainsi, Xavier, 48 ans, confie au Parisien être « jaloux » des muscles de son fils adolescent : « J'ai beau me moquer de ses séances à la salle, il est discipliné et très bien foutu. » Parmi les zones corporelles les moins aimées tant par les femmes que par les hommes, se trouve en premier lieu le ventre (respectivement cité à 78 % des femmes et 72 % des hommes). Le nombre de Français souhaitant avoir une taille plus mince a doublé depuis 1979, passant de 23 à 48 % en moins d'un demi-siècle. Les autres zones du corps, comme les fesses, les hanches et les cuisses font surtout l'objet de complexes de la part des femmes : elles sont 33 % à déclarer vouloir mincir des fesses, contre seulement 10 % des hommes. Pour l'Ifop, c'est le signe que « l'anxiété corporelle se masculinise par l'abdomen, ce "ventre" tant valorisé par la culture du gainage, de la salle de sport et du Summer body masculin », tandis que le corps féminin, lui, reste scruté « par zones », ce qui est « symptomatique de la persistance d'une objectivation du corps des femmes » malgré la vague #MeToo. La fin du body positivisme Comment expliquer cette explosion des complexes physiques, tant chez les femmes que chez les hommes ? Pour l'Ifop, les réseaux sociaux, qui diffusent et amplifient les injonctions corporelles, sont évidemment fautifs. « Cette mésestime de soi croissante à propos du poids nous paraît symptomatique d'une inflation de la norme de minceur, attisée par une surexposition numérique à des corps parfaits qui creuse, chez beaucoup, l'écart entre le corps réel et le corps idéal », notent les experts. Ces injonctions à la minceur deviennent plus fortes à mesure que l'été approche. Résultat, près d'une Française sur deux (46 %) souhaite perdre du poids afin d'atteindre le fameux « Summer body », même celles présentant un IMC considéré comme « normal » (33 % des répondantes). Parmi les techniques utilisées pour maigrir, se trouve l'indétrônable régime alimentaire : 56 % des femmes et 32 % des hommes disent en avoir déjà suivi un au cours de leur vie, suivi par le sport. En revanche, le recours aux médicaments type GLP-1 reste marginal, puisque seuls 10 % l'envisagent pour atteindre leur poids idéal cet été. Reste que le body positivisme, prôné il y a encore quelques années semble bien passé de mode. D'après François Kraus, il n'a fait reculer « ni les complexes, ni les régimes, ni la consommation de corps "parfaits" ». « Tout se passe comme si l'acceptation des corps était devenue un mot d'ordre que l'on partage volontiers... Sans jamais cesser de se trouver trop gros. Plus tolérants en paroles, les Français n'en sont pas moins, dans le secret du miroir, plus complexés que jamais », conclut François Kraus. Mon commentaire Voici pourquoi les statistiques sur l'image corporelle des femmes seraient pires au Québec qu'en France : - le body positive est pratiquement inexistant. Il n'y a que seulement six femmes qui en font au Québec Joby Bach, Justine Legault, Gabrielle Threlfall, Isbella Forget, Melissa Dias, et Romy lea. Mais elles n'attirent pas l'attention des médias traditionnels; - ceux-ci sont plus en contact avec les femmes qui luttent contre la grossophobie. Le sujet du body positive n'intéresse pas les journalistes parce que les féministes ont choisi le body neutrality. Ainsi, il ne faut surtout pas dire des choses qui choquerait la susceptibilité des leaders féministes radicales; - tous les organismes qui font dans l'image corporelle ont choisi le body neutrality. Ils ne tiennent pas compte de la sexualité et de la séduction dans leur intervention pour aider les femmes. Pourtant, un corps sert aussi à aimer à être aimé; - il n'y a qu'un seul concours de beauté qui est le mien et qui est pratiquement mort. Cela fait pratiquement 10 ans que je n'ai pas eu de candidate du Québec; - les mots associés à la minceur demeurent les plus pertinents sur le web parce que l'industrie de la minceur est payante; - l'idée de la minceur passe d'une génération à une autre. Cela fait partie de la culture populaire; - les militants qui font la guerre contre l'obésité, au sucre, à la malbouffe et aux aliments ultra transformés ont encore beaucoup d'influence. Si on faisait ce genre de statistiques au Québec on constaterait que les femmes se préoccupent plus de leur poids corporel que les françaises. Le contexte social est différent en France. Il y a plusieurs concours de beauté pour femmes ayant des rondeurs et des associations de femmes rondes. Les femmes sont plus actives avec le body positive là-bas parce que la morale sexuelle du féminisme radical a moins d'influence qu'au Québec. Les femmes ont honte de leurs rondeurs et ce n'est pas avec le body neutralité qui va arranger les choses. Mais bien avec une plus grande visibilité médiatique des femmes rondes et des rondeurs féminines. En d'autres mots, il faut plus de body positivité. Pour plus de femmes rondes à la télévision : comédiennes, journalistes, chanteuses, chroniqueuses et dans les films, les téléromans et les télé-séries. Les médias traditionnels et les journalistes se doivent de plus tenir compte du body positive pour qu'il circule une bonne opinion de ce mouvement dans la population. Le body positivité est le fait de présenter son corps publiquement et sans nécessairement émettre une opinion sur l'image corporelle. Juste le fait de s'exposer, c'est du body positivité. Les femmes qui ne s'affichent pas publiquement profitent de celles qui le font. Elles deviennent des modèles à suivre, ce qui aide les femmes à se percevoir positivement. Pour terminer Le body positivité sexualisé et la valorisation de l'hétérosexualité vont ensemble. Commentaire fait par José Breton
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